Shuffle
performance
samedi 27 février, 16h00, LA NEF Dijon

projet
A l’occasion du lancement du festival Why Note 2010, Armèle Portelli et Jacques Vannet ont initié une performance autour du jeu de cartes Shuffle de l’artiste Christian Marclay
Le principe est simple : chaque participant a reçu une carte du jeu et un son correspondant à charger dans son téléphone portable ou dans un lecteur mp3 muni d’un haut-parleur. Pour la performance, Armèle Portelli, aidée de Maëlle Greffier, a scénarisé une histoire au vu des cartes et en a fait une vidéo. Cette vidéo servira de « partition » pour les performeurs. Lors de la performance, chaque acteur doit lancer le son à l’apparition de sa carte et l’arrêter lorsque celle-ci disparaît de l’écran.
création
Armèle Portelli, Maëlle Greffier : vidéo
Jacques Vannet, Clément Delhomme, Thibaud Ponchon : sons, musiques
remerciements
Maud Dubuc, Maud Lepreux, Jean-Baptiste Monnin, Thibaud Ponchon, Nathalie Branchard, Thomas Depoil, Lucie Vannet, Anne, Bertrand, Lisa, Irène Bony, Bruno Voidey, Léon Bony, Pascal Tournier, Alexandre Rocuzzo, et tous ceux qu’on oublie…
Alan Licht
e|m|a|nifesto – concert
vendredi 2 avril 2010, musée niépce, 18h30, entrée libre

Alan Licht est musicien, écrivain et critique musical. Depuis 1980 il joue dans divers groupe comme Run on et Pacific Ocean… mais aussi avec plusieurs musicien d’avant-garde comme Jim O’Rourke, Loren mazzacan Connors, Rudolf Grey. Sa musique combine aussi bien des boucles de bande magnétique que des bruits produits par une guitare ou des instruments préparés, ou encore de la pure musique pop. En tant que journaliste musical et écrivain sur la musique minimaliste, il collabore régulièrement au magazine The Wire ; en 2000 il a publié son premier livre An Emotional Memoir of Martha Quinn, suivi en 2007 de Sound Art: Beyond Music, Between Categories.
première partie
Frozen Fingers – Yvan Etienne & les étudiants du Quai, Mulhouse
NON SARA – instant rumor – Dominique Pasqualini & Jacques Vannet
vidéo réalisée par Armèle Portelli avec un iPhone
Shin’ichi Isohata & Quentin Dubost
e|m|a|nifesto – concert
Mardi 30 mars 2010, musée niépce, 18h30, entrée libre

Le guitariste MASAYUKI TAKAYANAGI fut un élément aussi essentiel que perturbateur de la free music au Japon, celui qui remit en question cette pratique de façon radicale et politique. Insoumis
aux genres et aux écoles, déclarant une atonalité radicale. Isolé de la scène jazz japonaise, il enseigna la guitare à OTOMO YOSHIHIDE, KAZUO IMAI et SHIN’ICHI ISOHATA, l’un de ses derniers élèves.
Moins connu en Europe que ses aînés, ISOHATA a développé un jeu personnel, mêlant techniques jazz, contemporaine et approche réductionniste onkyo. Partant du jazz, il travaille l’idiome pour en
déconstruire la langue dans un jeu subtil et brisé, basculant parfois dans un bruitisme libertaire. Aujourd’hui il enseigne la guitare à Kobe, prête sa guitare pour les compositions de Taku Sugimoto ou d’Otomo Yoshihide.
Il rencontrera QUENTIN DUBOST, tiers du groupe SPEQTRUM, concentré, non sur la manière et l’idiome, mais sur le son, le grain, à ce qu’il permet et à ce qu’il ouvre. Guitare préparée, accords
déconstruits, l’approche de Quentin Dubost est multiple.
Le concert
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Michel Henritzi
e|m|a|nifesto – concert
lundi 1er mars 2010, musée niépce, 18h30, entrée libre
WALKING IN THE SHADOW
(slide show 30 mn)
Michel Henritzi – guitare & amp (fr) / Kumiko Karino – photographies (jp)
Photographies d’un Japon crépusculaire, prises lors d’errances solitaires de la jeune photographe Kumiko Karino. Quand le familier glisse dans l’inouï, que la ville déroule une histoire intime et
infiniment mélancolique, s’y glissent des ombres comme des personnages anonymes perdus là. Photographies, de rues et de fragments de vies, d’animaux et de passants, prises entre Tokyo et le
Shikoku, Okinawa et Kyoto.
Résonne en contrepoint des images, la guitare de Michel Henritzi, jouée du coté de la nuit électrique entre abstract blues et folk music déconstruits à l’extrême. Le melancolic mood est là, obsédant. On y entend les poussières du Deep South et ses fantômes hanter les cordes et le corps de la guitare, son feedback, aussi celles de Shinjuku et les songs passés des voix enka.
Guitare et photographies ouvrent sur un voyage immobile, un road-movie dans un lointain géographique.
DARK WAS THE NIGHT
Michel Henritzi – lapsteel, reverb & feedback(s)
La chanson de Blind Willie Johnson jouée comme une « metal machine music ». Un vieux blues abimé dans un mur de feedback, hanté par des fantômes sonores. Musique dévorée par la nuit et son
angoisse. De bruit et de fureur.
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