e|m|a|fructidor - ateliers en cours 2013
Bandes passantes
21 05 2013

Zeitlos(e) / Intemporel (Colchique)

Atelier Bandes Passantes

Workshop avec Vincent Voila
du 21 au 24 mai 2013

Le titre de ce workshop fait directement référence à une exposition d’Harald Szeeman qu’il réalisa en 1988. Il s’agit d’une exposition de sculpture où le choix des œuvres est grandement déterminé par l’espace d’exposition lui-même.. « […] le titre et le choix ont été dictés par l’inspiration née de l’espace, par « l’instantanéité » : six secondes en fait. »

Il est donc question de l’espace et de temporalité également : de l’extrême concentré vers l’illimité, le temps lointain, l’éternité. « Zeitlos » n’est pas une exposition thématique.

« L’exposition veut la création d’une zone de poésie au travers de projets uniquement artistiques, elle est l’invitation à une promenade à travers le pays des styles vers le sommet des éminences sur lesquelles, malgré les différentes formes de revendication du pouvoir, règne une espèce de calme olympien »

« Dans Zeitlos, l’abandon de l’autonomie de l’œuvre d’art vient avec le désir de la création parallèle d’un paysage de sculptures dans un espace clos[…] »

« Zeitlos ne fait guère parti du langage courant,[…] le mot n’apparaît que comme nom d’une plante, le colchique d’automne. Elle est intemporelle, parce qu’elle ne fleurit pas à la bonne époque (en français, le mot « colchique » vient de Colchide, le pays de l’empoisonneuse Médée) : trop tôt , trop tard, à temps, elle fleurit simplement, la zitelosa, très proche de la beauté imaginée d’une exposition imaginée, riche de symétries et d’entropies. »

L’enjeu du workshop, consistera à construire une exposition/ performance en fin de semaine. Chaque œuvre produite par les étudiants, viendra prendre place dans un environnement d’exposition déterminé, pensé comme un écho-système. Chacune d’elle sera autonome, mais toutes dialogueront avec les autres afin de crée un paysage complets. Toutes les propositions questionneront l’espace dans lequel elles apparaîtront, et toutes auront un lien avec le temps, une temporalité propre.

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Vincent Voillat est artiste plasticien. Il a étudié à l’Ecole Régionale des Beaux-arts de Grenoble et au Fresnoy, studio national des arts contemporains. A côté de son activité de vidéaste, il dirige la conception des installations produites par le collectif MU depuis 2004 et intervient dans les ateliers MU en tant que scénographe. Il mène depuis la même année des ateliers vidéo à la Maison du Geste et de l’Image.

www.voilla.tv

www.mu.asso.fr

25 02 2013

Aubes

Atelier Bandes Passantes

Workshop avec Jacques Perconte
du 25 février au 1er mars 2013

« Imaginons un œil qui ne sait rien des lois de la perspective inventée par l’homme, un œil qui ignore la recomposition logique, un œil qui ne correspond à rien de bien défini, mais qui doit découvrir chaque objet rencontré dans la vie à travers une aventure perceptive. »
Stan Brakhage, Métaphores et vision

Se déplacer, s’ouvrir, être prêt à ce qu’il se passe quelque chose, le voir, travailler avec, le pousser… Cette aventure plastique que nous allons vivre pose la question du sens de la fabrication des images en mouvement, vidéos, films, ou toutes autres formes à inventer.

L’opération, l’histoire, ne doit pas être conduite par les outils, ce n’est pas la caméra qui fait l’image, pas la station de montage ou de postproduction qui fait le film, pas le vidéoprojecteur qui donne à voir… technique, technologie, culture… : autant d’écueils que de pistes.

Le film argentique opère par la magie chimique une réaction à l’univers. Chaque photogramme est une empreinte lumineuse du monde fixée sur une concentration identique de sels d’argent répartis dans le plus naturel des chaos. L’impact de la lumière au travers du défilement pelliculaire soutient à chaque nouvelle image la création d’un écho matériel unique du fragment de temps.

L’arrivée des capteurs photoélectriques puis numériques, l’informatisation des appareils d’enregistrement à finalisé le projet de déconnexion entre l’homme et la nature. Les images, les sons ne sont plus que des synthèses mathématiques de l’univers. Et l’infini des formes se retrouve contraint dans les limites physiques de la résolution des capteurs.

« Nous atteignons la fin de l’ère de la vision optique »
Bill Viola

Dans ce paradoxe du numérique, l’acte de création ne va plus de soi. L’effort de l’action doit être de plus en plus grand. L’intention de plus en plus forte. La relation avec les outils de plus en plus vive. Contre l’idée que le geste politique se résume à la manifestation, l’acte de création doit puiser ses forces dans le monde. Cette semaine il sera question de capter cette énergie, de la puiser dans la nature.

«Je déroule lentement la peinture et tandis que je l’observe,
je m’avance dans une étendue sans limites de tous les côtés
et qui m’ouvre ce sentiment de l’infini que le ciel inspire en moi.»
Zong Bing (375,443)

Ecologies urbaines
14 02 2013

Matthew McCaslin


Atelier Ecologies Urbaines

Matthew McCaslin – exposition au Consortium
du 14 février au 14 avril 2013
installation avec les élèves de l’atelier écologie urbaine.

Corps intéractifs
12 02 2013

Dispositif Promotionnel

Atelier Corps Interactifs
Lilian Bourgeat

Dispositif_Promotionnel-Lilian_Bourgeat

Dispositif promotionnel n°1