09|04|18
« SURFACE » : exposition des DEMA 3

 

«SURFACE» est une exposition des étudiants de 3ème année, avec la participation de 2 étudiants de 4ème et de 2 étudiants de 5ème années, d’après une proposition initiale d’un étudiant de 1ère année, qui participe également à l’exposition. L’organisation a été assurée par Davide Bertocchi et Madeleine Aktypi, et la conception graphique de l’affiche et du guide de l’exposition par Fanny Beaufour et Arthur Grosjean (images A. Grosjean).

À la fois limite et espace, la surface d’un corps définit sa forme, son volume et son rapport au monde. Elle est lieu d’interactions et de rencontres, et, par son usure, signe du temps qui passe. Séparation entre un supposé extérieur et un supposé intérieur, la surface est connexion à l’environnement global, souvent schématisé à travers des plans ou des cartes qui re-présentent notre univers. Ces surfaces historiques et physiques sont à la fois proches et lointaines de celles développées dans la culture numérique. Interfaces plutôt que simples surfaces, ces dernières ressemblent plutôt à des membranes qui ne respectent plus la distinction entre intérieur et extérieur, public et privé.

Participant.e.s et liste des oeuvres :

Robin André-Souche

Sans titre, toile, peintures acryliques, marqueur, adhésif, 208x107cm

Quelques tôles bruissent sous le passage du vent.

Gwen Bernuzzi, n07, 69,2 x 84,2 cm, négatif argentique couleur numérisé, impression jet d’encre sur papier brillant contre collée sur dibond.

Un souvenir est comme un paysage flou. Détérioré et inachevé, il appelle à un déplacement créé par la frustration.

Léocadie Bichon, Un murmure, cadre en aluminium, plâtre, masse, 120x180cm.

Il fallait rompre le cycle…

Nathan Carême, Fortune, Épaves de Saône

L’eau s’évapore, ce qui vit devient carcasse. 

Morgan Chevignon-Quasevi, Le Silence du Braille sous Verre, papier sous verre sur table, 49x34cm

J’essaie de m’ouvrir à vous sans vous laisser m’approcher, en espérant que vous puissiez mettre le doigt sur ce que je vous laisse entrevoir.

Jiwon Eom, Couverture, tissues et vêtements divers, dimensions

J’ai créé une zone de confort en imitant la nidification des oiseaux.

Nawal El Mediri, Robin Voisin, سلجت (sit), installation sonore, photographie

Au pied du figuier, assise à l’ombre, j’écorche mes plaies. Tapissée par tes crocs, dans l’interstice des fenugrecs, je reste couchée.

Abèbi Moubachirou, La salle de bain, Impression sur papier

Une série de dix code-barres d’objets de ma salle de bain, un rideau transparent entre les spectateurs et cet espace intime.

Arthur Grosjean, Νάρκισσος, installation vidéo sensible

« Heu frustra dilecte puer ! » (Hélas ! enfant chéri, mon vain amour !)

Anha Lee, Intersection entre le réel et le rêve, sculpture en cire.

Alexandrine Lyonnet, L’Après (Face), collage de fleurs séchées, 50x160cm

Le temps du collage s’ajoute au temps du séchage pour assembler l’étendue d’une absence.

Mathieu Moreau, Sans place, sans numéro, tuyau de plomb, scie circulaire

Le solide scie la cimaise, le sol absorbe le mou, un vertébré se relève.

Yena Park, Fil rouge, performance, cordes rouges, lumière rouge

Quand les pensées se multiplient, elles peuvent devenir violentes.

Pour vous, le bondage est-il un jeu sexuel ou un acte violent ?

Emma Renard, Cent Quatre-Vingt Centimètres, paysage animé (vidéo, noir & blanc, 60 minutes)

Vidéo tournée sur une frise de 1m80x10cm, dessinée au crayon gras 6B.

Come Rollet, Bordure, impressions sur papier peint, 380x260cm

Le mur se métamorphose pour disparaître.

Saehin YI, Sans Titre, filet de pêche, ciment, bande plâtrée

On glisse, on tombe. Le filet nous tient, on est toujours là.

Yuqi Zhang, Petit-déjeuner, vidéo d’une performance

Le matin est le moment le plus important de la journée. 

Dépliant Surface2

 

SURFACE
SURFACE