SOUND DELTA
Atelier corporéité – nouveaux cinémas
workshop avec Viencent Voillat
du 6 au 10 juin 2011

La place du corps dans les espaces réels/virtuels et les nouveaux usages générés par les technologies
Nous utiliseront durant le workshop un outil expérimental nommé Sound Delta. C’est un outil qui permet de positionner des sources sonores virtuelles géo-localisées dans un espace réel. Il s’agit d’un nouvel outil de composition qui permet de créer des « paysages sonores » , voir même des compositions spatialisées complexes que le spectateur « traverse ». C’est le libre arbitre du spectateur qui définie la durée de l’expérience, c’est son déplacement qui rend possible la lecture de la composition. C’est une expérience de réalité augmentée sonore.
Nous tâcherons de créer avec les étudiants un environnement sonore immersif narratif dans un espace publique de la ville de Chalon-sur-Saône dont la trame de base prendra source dans l’imaginaire des sites participatifs. Ce travail de création sera documenté, et filmé. Ces matériaux pourront ensuite servir à la création d’une vidéo courte, mélange entre la réalité de l’expérience et la fiction.
ETAPES DU WORKSHOP
Vincent Voillat, a une pratique pluridisciplinaire qui utilise différents médiums (dessins, vidéos, son…). Il présentera son travail lors d’un échange avec les élèves afin d’engager une réflexion sur la place du corps dans l’émergence de nouvelles technologies qui rendent parfois la frontière entre le réel et le virtuel infra-mince.
Après une prise en main de l’outil Sound Delta (logiciel de composition + explication et technique de base), les étudiants réaliseront des enregistrements sonores à la suite des différentes réflexions et observations qui seront menées durant l’atelier. Viendra le retraitement des sons, et le choix de l’espace où pourra se déployer la composition. Nous intègrerons ces éléments pour créer notre espace sonore.
Parallèlement, nous capterons, en vidéo, les différentes étapes et réflexions autour de la création de cette composition.
Le dernier jour, nous travaillerons sur une restitution du travail.
Sound Delta est développé par REMU (http://www.remu.fr), société qui intègre et adapte des technologies innovantes dans le champ du spectacle vivant, de l’audiovisuel et de l’art. Elle collabore étroitement avec MU (http://www.mu.asso.fr), structure associative qui œuvre dans les champs de la création et de la programmation dans les domaines de l’art contemporain, de la musique et du cinéma.
Sound Delta est un programme R&D soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche. Il intègre plusieurs technologies de pointe dans le domaine de la spatialisation sonore, la localisation et le transport du signal.
Brian Dewan
e|m|a|nifesto
Concert
Brian Dewan (USA)
(autoharp and dewanatron)
mercredi 1 juin 2011 — 21h
l’Arrosoir — 11, Impasse de l’ancienne prison – 71100 Chalon-sur-Saône

Brian Dewan est un artiste multimédia qui œuvre dans les arts plastiques, la musique, la performance, la peinture, le design, la poésie et la conception d’instruments de musique.
Il jouera sur un de ceux-ci lors de ce concert Il a enregistré trois albums et fait de nombreux concerts. Il vit dans l’État de New York.
Sa musique se divise en deux catégories : la musique vocale et la musique électronique. Sa musique vocale tend vers la musique folk et la musique rock populaire. Ses deux premiers albums, Brian Dewan Tells The Story (1993, Bar None Records) et The Operating Theatre (1998, Instinct Records) appartiennent à cette catégorie. Ses chansons prennent souvent la forme d’un conte. Sur scène, il s’accompagne le plus souvent avec une cithare électrique de son invention, équipée de huit micros humbucking et 88 cordes, parfois trafiquée au moyen d’une cabine Leslie et de pédales d’effets de guitare.
Il joue aussi d’une variété d’autres instruments comme l’orgue et l’accordéon. Sa musique électronique est de forme plus libre, évoquant les sons bruts des débuts de la musique électronique.
Il est membre de l’Orchestrette Raymond Scott, un groupe dédié à la réinterprétation des compositions de Scott, et il apparaît sur leur album de 2002 Pushbutton Parfait.
Hasard
Atelier corporéité – nouveaux cinémas
workshop avec Christian Delécluse
du 16 au 20 mai 2011

Workshop sur la générativité, l’usage créatif du hasard. On travaillera sur des générateurs de sons, d’images, d’architectures, etc. issus de patchs en Pure Data et Processing (l’occasion de présenter ces outils) et regarder des « nouveaux » principes de composition à base de tirages aléatoires, de processus stochastiques, etc. Nous poserons la question des « hasards heureux » et des phénomènes
émergents. On peut voir à cette occasion que certains processus déterministes créent des objets complexes qui échappent à leur auteur, sans intervention du hasard. Ce sujet questionne ainsi la place de l’auteur et la limite du contrôle par rapport à une œuvre.
e|m|a|nifesto
Concert
Tolga Tüzün (musique électronique)
mardi 22 mars 2011 — 19h
l’Arrosoir — 11, Impasse de l’ancienne prison – 71100 Chalon-sur-Saône
Tolga Tüzün est artiste sonore, pianiste, compositeur, docteur en musique électronique de la City University of New York, directeur du département de musique de Istanbul Bilgi University. Accueilli par emafructidor pour une semaine de Workshop avec les étudiants de l’atelier Corporéité, Interaction et Nouveaux cinémas, Tolga Tüzün donnera à cette occasion un concert mardi 22 mars à l’Arrosoir.
entrée: 3€
étudiants: gratuit
Nouveaux cinémas
« Le cinéma en tant que rêve, le cinéma en tant que musique. Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre
crépusculaire de notre âme. »
Ingmar Bergman
Laterna Magica (2001)
———————————
Téléchargement de films, DVD, V.O.D., enregistrement, télécommande, smartphones, web etc., notre relation avec le cinéma a profondément changé au cours des dernières années. D’un statut passif de simple spectateur, nous avons acquis la possibilité de choisir, de zapper, de mettre sur pause, d’enregistrer, de graver, d’uploader etc. Il paraît désormais évident que les films du futur devront intégrer de nouvelles dimensions, dont l’interactivité, donnant aux réalisateurs des contraintes supplémentaires. Mais l’histoire a montré de nombreuses fois que de la contrainte naît la créativité…
Et comme l’a dit Michel CHION « Le cinéma n’a pas été inventé le jour où l’on a inventé la caméra, mais le jour où on a inventé la salle de cinéma… », donc, une de nos préoccupations majeures devra être d’observer, d’analyser et de comprendre les nouvelles relations au cinéma et aux images, en vigueur dans la société d’aujourd’hui.
Au cours de cet atelier, nous aborderons l’histoire du cinéma et de ses techniques, les nouvelles écritures cinématographiques basées sur l’indétermination et le hasard, l’interactivité, la non linéarité et toutes les formes originales de narration, en allant voir du côté des séries télévisées aussi bien que des romans-feuilletons du XIXème siècle.
Quelques axes de recherche :
- La salle de cinéma
- La narration non-linéaire dans le scénario
- Le cinéma expérimental
- Le cinéma documentaire
- Art vidéo / cinéma
- Le web documentaire
- Le cinéma interactif
- Le « live cinema »
- Le cinéma intermédia
- Le cinéma haptique
- Etc…
L’atelier ne privilégiant aucun médium particulier, les étudiants doivent tisser eux-mêmes, à partir des éléments qu’ils développent en fonction de leur projet personnel, le fil qui les guidera vers un rendu semestriel de n’importe quel type : exposition, publication, représentation, concert, performance, conférence, film d’animation, court-métrage, site web, installation, etc.
L’intérêt de cet atelier est de faire un état des lieux des nouvelles pratiques et de porter la réflexion sur les nouveaux rapports film-spectateur que cela engendre (changement de l’attitude mentale du spectateur et du lieu d’exposition des films), mais aussi sur le rapport des réalisateurs avec leur oeuvre et avec le cinéma au sens large (dispositif provoquant la disparition du concept d’auteur, détournement d’images du patrimoine via le found-footage, etc…).
La narration du « cinéma dominant » reste basée sur les règles de la dramaturgie d’Aristote. Est-ce que l’homo-interactus aura soif de nouvelles formes d’histoires ?
Jean D.L. & Grégory Duby
e|m|a|nifesto – concert
mardi 30 novembre 2010, musée Nicéphore Niépce, 18h30, entrée libre
Première partie I Sing My Body Electric - étudiants de emafructidor

Jean D.L. (Belgique) développe avec sa guitare un univers qui peut être à la fois intimiste et bruyants, ses paysages sonores sont flous et abstraits.
Tout se mêle et s’entremêle… Jean D.L. a travaillé en solo et collaboré avec des artistes comme S. Biset (aka Sepia Hours), B. Drugmand (aka imposteur), Zbigniew Karkowski, Mauro A. Pawlowski & Teun Verbruggen (Stahlmus délégation), Othin Spake, Soumonces !, Antoine Boute…
site web – Myspace

Grégory Duby est un guitariste actif dans le milieu improvisé et noise bruxellois. Il est membre du trio K-branding (http://www.myspace.com/kbranding). En solo, sa musique se fait lente et éternelle. Une volonté pure, une recherche mystique de la contemplation de chaque instant.
site web – Myspace
Négatif: I Sing My Body Electric
e|m|a|nifesto – concert
mardi 30 novembre 2010, musée Nicéphore Niépce, 18h30, entrée libre

Voici le retour à la source de toute musique amplifiée : Une célébration quasi mystique de l’ électricité !
La guitare électrique, absente de cette cérémonie, en sera pourtant la raison première.
Une proposition de Clément DELHOMME, accompagné des agents de l’école média art électricité.

Katleen Lendormy
Emilie Roger
Jody Jonard
Emmanuel Serrurot
Nadia Bonneau
crédit photographique: Flora Bondier
Chie Mukai
e|m|a|nifesto – concert
Chie Mukai & Nicolas Moulin
mardi 16 novembre 2010, Musée Nicéphore Niépce, 18h30, entrée libre

CHIE MUKAI (Japon) – kokyu, voix, danse
Figure lunaire de l’underground, Chie Mukai hante les scènes de Tokyo avec son kokyu (sorte de violon chinois), invoquant des mélodies orientales comme des figures ectoplasmiques tournant derviches, drones psychédéliques minimalistes. Chie Mukai a étudié la musique avec Takehisa Kosugi, joué dans divers groupes d’improvisation, notamment le East Bionic Symphonia de Kosugi, Marginal Consort avec Kazuo Imai, improvisée ses danses votives avec Keiji Haino, Tori Kudo, Eric Cordier, Masayoshi Urabe … fondé son groupe psyché-folk Ché-Shizu, enregistrant plusieurs albums pour le label culte PSF. Sa musique évoque autant le monde claustrophobe du « Desert Hore » de Nico, le « Berlin » de Lou Reed que le shamanisme de Keiji Haino. Musique comme autant de landes désolées noircies à la mine de plomb, de chansons maladives (de cette voix grave et belle) entendues dans un cabaret d’après-guerre, d’une aube vue du coté de la nuit. On songe aux images crépusculaires de Murnau. Ritournelles obsédantes, sensuelles, magiques, raclées sur ses cordes, cycles tournants ouvrant sur un temps infini, un trip cosmique, magnifiques mantras brodés par son archet tissant des motifs crépusculaires. Chie Mukai danse sa musique en dehors des métriques, inconsciente d’avoir la tête en bas, les pieds dans les nuages. L’expérience d’un concert de Chie Mukai c’est un peu comme ouvrir une porte et passer du coté de l’innomable, de quelque chose qui touche à soi profondément, d’oublié, un lien avec nos mondes perdus. Pour peu on virerait mystique. Good trip !
M. Henritzi
NICOLAS MOULIN (FR) – guitare, archet, effets
Nicolas Moulin est le co-fondateur du trio LENA CIRCUS (free psyché drône/MIMIMI Records) qui a développé, depuis bientôt 10 ans, une approche de l’improvisation située au croisement du son et du mouvement (et de la danse butô en particulier), le groupe continue d’explorer sans cesse de nouvelles contrées musicales au fil de leurs envies, leur musique pouvant raviver les tensions propres à une free music proprement inclassable (entre Sun Ra et Sonic Youth) comme celles que l’on peut trouver au cœur d’une certaine forme de minimalisme (Taj Mahal Travellers, Keiji Haino).
François Xavier Hubert
Scénographie sonore
Qu’est-ce que la scénographie sonore ?
Conférence de Thierry Coduys
Mardi 26 octobre

Artiste polyvalent, musicien, créateur polymorphe à l’affût des nouvelles technologies, Thierry Coduys se spécialise dans des projets liant l’interactivité et l’art.
Depuis 1986, il collabore étroitement avec des compositeurs, il réalise de nombreuses créations et concerts avec l’avant-garde de la musique contemporaine où il élabore des dispositifs électroacoustiques et informatiques. Après un passage de quelques années à l’IRCAM, il devient l’assistant de Luciano Berio. Ces différentes expériences le conduisent en 1999 à fonder La kitchen, plate-forme technologique, afin de proposer aux créateurs un lieu de recherche et de création artistique où la technologie et la recherche sont pensés et intégrés comme un unique paradigme. Lieu ouvert à tous les artistes, La kitchen s’est investie dans tous les champs de la création (la musique, la danse, le théâtre, la vidéo, le réseau, les arts plastiques). Fort de cette expérience, il entame en 2007 une activité indépendante pour poursuivre ses travaux et projets sous un format nouveau (www.le-hub.org). Il est également l’assistant de Pascal Dusapin et d’Ivan Fedele depuis 2002 et 2000 respectivement. Parallèlement, il développe une nouvelle application graphique interactive, IanniX, logiciel inspiré de l’UPIC, élaboré par Iannis Xenakis. Il dirige également la majeure Scénographie sonore à l’Ecole Louis Lumière.
L’événement étudiant
JEUDI 7 OCTOBRE
19H30, LA PENICHE, CHALON

ACCUEIL PAR LE PROFESEUR VERDEYRBERKE
PRESENTATION DE L’APPEL A PROJETS ETUDIANTS
PERFORMANCE PARTICIPATI VE DE ema FRUCTIDOR
APERO DINATOIRE
3 HEURES DE SET DJ
TELDEM COM’UNITY (DUB – DIJON)
INFRACID (electro – Chalon-sur-Saône)
A’LOR (mix dub drum n’bass – Ly on)
Bruno Bernard
workshop du 25 au 28 mai 2010 – dema1

Son/matière
Proposition : à partir d’environnements sonores collectés et de sons créés par toutes sortes d’objets (sons en extérieur, intérieur, espace public, bruits de machines, voix, objets, sons timbrés ou non, larsens, feedbacks, radio, téléphone, télévision, internet, disques , buzz, parasites , synthés virtuels ou réels, jouets etc…), créer une forme sonore fixée (pièce d’art sonore) réalisée par des binômes d’étudiants.
Chaque binôme choisira un thème/fil rouge qui sera l’argument central du projet et qui devra dégager du sens, de la poésie, faire naitre une émotion, avoir un pouvoir évocateur.
Avant la réalisation proprement dite on abordera les thématiques suivantes :
- Rapport avec les différentes formes d’art plastique
- Les types de matières, l’espace, les volumes, les couleurs, les textures, les densités, le silence
- Contexte, différences avec la démarche musicale, la technicité
- Faut-il des compétences musicales pour aborder l’art sonore ?
- Les outils et techniques
Etapes de travail :
- Elaboration d’un descriptif/cahier des charges avant la mise en œuvre.
- Collectage, écoute, dérushage et choix des sons à garder
- Appropriation des sons, transformations, laboratoire.
- Réalisation, mise en forme
- Finalisation (mixage, mastering, traitements sonores)
- Ecoute collective des différents projets
- Retours et débats sur le workshop
Collectage effectué avec tout type d’ appareil : K7, dictaphone, téléphone, enregistreur numérique, ordinateur, magnétophone à bande, MD, jouets etc…
Quelques références : Pierre schaeffer, Bernard Parmegiani, Luc Ferrari, Kaffe Mathews, Chris Watson, la poésie sonore, SAS, noubah, fourtet, Dominique Petitgand, Matmos, Nurse With Wounds, Otomo Yoshihide, People Like Us, Radioboy, Rioji Ikeda, Alva Noto, Cocorosie
Duncan Pinhas
workshop du 3 au 7 mai 2010 – dema2

Pour une création de séquences sonores évocatrices : de la prise de son à sa transformation numérique
L’atelier sera centré sur les manières de produire un son et d’élaborer une séquence évocatrice par jeu et traitements informatiques.
La création sonore passe par le geste et l’intention, ainsi nous commencerons par une partie théorique (les différentes formes de son selon le traité des objets musicaux de Schaeffer) pour ensuite voir les applications pratiques (le geste musical) & les aspects techniques et numériques (montages, recherche de texture par plugins).
L’atelier donnera lieu à une composition par petits groupes permettant un échange entre étudiants.
Duncan Pinhas est un musicien ayant étudié la composition électro-acoustique avec Christine Groult ( anciennement, du Groupe de Recherche Musicale crée par Pierre Schaeffer), Duncan manie aussi bien les machines (montage sonore, traitements informatiques, captation de sons) que l’instrumental (pratique de la guitare, percussions et improvisation).
Mis à part ses créations de pièces sonores alliant nature et urbanisme, il a produit des albums de musique ambiantes, folk et bruitisme et joue sur scène régulièrement dans des dispositifs différents.
En outre, il travaille depuis quelques années avec un vidéaste sur une performance audiovisuelle interactive « Geo » basée sur le paysage et ses motifs.
web
Alan Licht
e|m|a|nifesto – concert
vendredi 2 avril 2010, musée niépce, 18h30, entrée libre

Alan Licht est musicien, écrivain et critique musical. Depuis 1980 il joue dans divers groupe comme Run on et Pacific Ocean… mais aussi avec plusieurs musicien d’avant-garde comme Jim O’Rourke, Loren mazzacan Connors, Rudolf Grey. Sa musique combine aussi bien des boucles de bande magnétique que des bruits produits par une guitare ou des instruments préparés, ou encore de la pure musique pop. En tant que journaliste musical et écrivain sur la musique minimaliste, il collabore régulièrement au magazine The Wire ; en 2000 il a publié son premier livre An Emotional Memoir of Martha Quinn, suivi en 2007 de Sound Art: Beyond Music, Between Categories.
première partie
Frozen Fingers – Yvan Etienne & les étudiants du Quai, Mulhouse
NON SARA – instant rumor – Dominique Pasqualini & Jacques Vannet
vidéo réalisée par Armèle Portelli avec un iPhone
Shin’ichi Isohata & Quentin Dubost
e|m|a|nifesto – concert
Mardi 30 mars 2010, musée niépce, 18h30, entrée libre

Le guitariste MASAYUKI TAKAYANAGI fut un élément aussi essentiel que perturbateur de la free music au Japon, celui qui remit en question cette pratique de façon radicale et politique. Insoumis
aux genres et aux écoles, déclarant une atonalité radicale. Isolé de la scène jazz japonaise, il enseigna la guitare à OTOMO YOSHIHIDE, KAZUO IMAI et SHIN’ICHI ISOHATA, l’un de ses derniers élèves.
Moins connu en Europe que ses aînés, ISOHATA a développé un jeu personnel, mêlant techniques jazz, contemporaine et approche réductionniste onkyo. Partant du jazz, il travaille l’idiome pour en
déconstruire la langue dans un jeu subtil et brisé, basculant parfois dans un bruitisme libertaire. Aujourd’hui il enseigne la guitare à Kobe, prête sa guitare pour les compositions de Taku Sugimoto ou d’Otomo Yoshihide.
Il rencontrera QUENTIN DUBOST, tiers du groupe SPEQTRUM, concentré, non sur la manière et l’idiome, mais sur le son, le grain, à ce qu’il permet et à ce qu’il ouvre. Guitare préparée, accords
déconstruits, l’approche de Quentin Dubost est multiple.
Le concert
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
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Michel Henritzi
e|m|a|nifesto – concert
lundi 1er mars 2010, musée niépce, 18h30, entrée libre
WALKING IN THE SHADOW
(slide show 30 mn)
Michel Henritzi – guitare & amp (fr) / Kumiko Karino – photographies (jp)
Photographies d’un Japon crépusculaire, prises lors d’errances solitaires de la jeune photographe Kumiko Karino. Quand le familier glisse dans l’inouï, que la ville déroule une histoire intime et
infiniment mélancolique, s’y glissent des ombres comme des personnages anonymes perdus là. Photographies, de rues et de fragments de vies, d’animaux et de passants, prises entre Tokyo et le
Shikoku, Okinawa et Kyoto.
Résonne en contrepoint des images, la guitare de Michel Henritzi, jouée du coté de la nuit électrique entre abstract blues et folk music déconstruits à l’extrême. Le melancolic mood est là, obsédant. On y entend les poussières du Deep South et ses fantômes hanter les cordes et le corps de la guitare, son feedback, aussi celles de Shinjuku et les songs passés des voix enka.
Guitare et photographies ouvrent sur un voyage immobile, un road-movie dans un lointain géographique.
DARK WAS THE NIGHT
Michel Henritzi – lapsteel, reverb & feedback(s)
La chanson de Blind Willie Johnson jouée comme une « metal machine music ». Un vieux blues abimé dans un mur de feedback, hanté par des fantômes sonores. Musique dévorée par la nuit et son
angoisse. De bruit et de fureur.
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Shuffle
performance
samedi 27 février, 16h00, LA NEF Dijon

projet
A l’occasion du lancement du festival Why Note 2010, Armèle Portelli et Jacques Vannet ont initié une performance autour du jeu de cartes Shuffle de l’artiste Christian Marclay
Le principe est simple : chaque participant a reçu une carte du jeu et un son correspondant à charger dans son téléphone portable ou dans un lecteur mp3 muni d’un haut-parleur. Pour la performance, Armèle Portelli, aidée de Maëlle Greffier, a scénarisé une histoire au vu des cartes et en a fait une vidéo. Cette vidéo servira de « partition » pour les performeurs. Lors de la performance, chaque acteur doit lancer le son à l’apparition de sa carte et l’arrêter lorsque celle-ci disparaît de l’écran.
création
Armèle Portelli, Maëlle Greffier : vidéo
Jacques Vannet, Clément Delhomme, Thibaud Ponchon : sons, musiques
remerciements
Maud Dubuc, Maud Lepreux, Jean-Baptiste Monnin, Thibaud Ponchon, Nathalie Branchard, Thomas Depoil, Lucie Vannet, Anne, Bertrand, Lisa, Irène Bony, Bruno Voidey, Léon Bony, Pascal Tournier, Alexandre Rocuzzo, et tous ceux qu’on oublie…
Brice Jeannin
workshop du 26 au 30 octobre 2009 – dema3

SIGNAL FLOW
Ce workshop propose une introduction à la construction et au détournement d’instruments électroniques, capteurs, diffuseurs et autres objets potentiellement sonores.
Au cours de la semaine seront abordées des notions simples d’électronique que l’on utilisera pour la création de petits circuits. Il s’agit de construire progressivement un environnement entre installation et dispositif de concert, au fil des réalisations des étudiants. L’ambition du workshop est de fournir aux participants un aperçu des possibilités et limites de l’électronique analogique et du do-it-yourself pour le travail du son ainsi que des utilisations qui ont pu en être faites depuis les années 60 dans les arts sonores.
Voies intérieures
e|m|a|production
GRANVELLE

Il s’agit d’un projet autour du « soundwalking », expérience sonore et relationnelle à vivre en déambulant dans les rues de la ville de Besançon, un casque sur la tête.
Les passants sont ainsi invités à partager, le temps d’une promenade en ville, l’univers sonore proposé par chaque étudiant.
Chacun proposera un fichier audio* mêlant ses pensées les plus intimes à
l’environnement sonore de son choix, invitant l’auditeur à rentrer dans la tête d’une autre personne.
* téléchargeable sur n’importe quel support audio-numérique (téléphone
portable, iPod, lecteur mp3, iPhone etc…)
le 17.06.09 de 11h à 19h30 et le 18.06.09 de 11h à 22h30, Parc Granvelle, 25000 Besançon
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.




