L’invention
Atelier corporéité – nouveaux cinémas
workshop avec Matthieu Kavyrchine
du 6 au 10 février et du 5 au 9 mars

Le premier jour chacun proposera un geste, un mouvement qui l’intéresse. À partir de ces courtes séquences nous imaginerons un échauffement collectif. Notre pratique ira dans une direction que je ne connais pas encore, ce sera une création collective, un projet ou le corps devancera la réflexion. L’objectif est d’inventer un sport. Tous les aspects de cette activité sportive seront minutieusement étudiés, sa pratique, sa scénographie, sa codification, son arbitrage. Nous donnerons aussi une place au spectateur. Une étape concernera la captation du corps en mouvement. Camera embarquée ou posée sur le bord du terrain, le futur fan sera comblé. À l’issue de l’atelier, les participants seront invités à présenter un aspect de ce nouveau sport : performance, captation vidéo et photographique, ou même architecture d’un futur stade. Nous essaierons de retranscrire notre expérience et de réintégrer le champ de l’art.
Matthieu Kavyrchine
Artiste, ancien étudiant du Fresnoy et architecte il a plusieurs fois collaboré avec des chorégraphes.
Les Sources
Atelier Image de l’Image
workshop avec Bruno Persat
du 16 au 20 janvier 2012

Les Sources… ou comment développer une méthode de recherche et de diffusion de documents et d’archives. Le workshop traversera Aby Warburg, Frances.A.Yeats, JG Ballard, Nicolas Bouvier (comme iconographe) et différents artistes de l’art conceptuel (Huebler, Sandback, Smithson, Morris…).
Un corps c’est leste
Atelier corporéité – nouveaux cinémas
workshop avec Matthieu Doze
du 16 au 20 janvier 2012
Un corps c’est leste.
En février 2011, je répondais à l’invitation du Plateau-FRAC Île de France d’intervenir en performance dans l’exposition Prospective XXIè siècle qui présentait une sélection de pièces (parmi les acquisitions récentes du FRAC) opérée à partir d’une thématique liée à la question de la mémoire.
Mon travail a consisté à produire, face à une sélection des œuvres présentées, 7 pièces supplémentaires qui sont ainsi venues s’ajouter de manière éphémère à l’exposition. Pensées tantôt comme hommage (parfois ready-made), miroir déformant, loupe… toutes tentaient de mettre en crise, en abyme, ou encore en perspective ce que ma lecture de ces pièces me donnait à penser.
Pour cette semaine d’atelier, je souhaite travailler depuis un principe analogue, un corpus commun, et l’idée d’un corps-médium pensé comme surface de projection, lieu de l’interprétation.
Matthieu Doze étudie la danse auprès de Joëlle Faure à Marseille, au Merce Cunningham Studio à New York, puis au sein de la deuxième cellule d’insertion professionnelle de la compagnie Bagouet à Montpellier. Il sera interprète à la création de necesito et so schnell les deux dernières pièces de Dominique Bagouet, dans des reprises du Saut de l’ange, Les petites pièces de Berlin, Meublé sommairement, ainsi que dans ONE STORY, as in falling la pièce que Trisha Brown viendra réaliser avec les danseurs de la compagnie bagouet en 1992.
Toujours d’abord interprète, il fait route ensuite et encore avec Daniel Larrieu, Olivia Grandville, Alain Buffard, le Quatuor Albrecht Knust, Loïc Touzé, Christian Rizzo, Emmanuelle Huynh, Fanny de Chaillé, Claudia Triozzi, Luigia Riva…
Depuis 1995, particulièrement attentif aux rencontres, il collabore aussi bien avec des plasticiens, des cinéastes, des metteurs en scène, des musiciens, des photographes…
Depuis sous eXposé, performance pour un danseur, deux assistants, et trois projecteurs super-8 présenté à Tours dans la cave d’un café en 1996, son travail cherche à projeter le corps, ses mouvements, ses gestes, dans des espaces singuliers toujours soucieux d’ici et de maintenant, de poétique et de politique, à travers des performances, des installations, des films…
En 2009, il est assistant à la mise en scène et interprète dans The host and the cloud de Pierre Huyghe.
En 2010, il est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyôto.
En 2011, il présente Je ne suis pas une acquisition récente, ensemble de pièces composées en regard de l’exposition Prospective XXIème siècle au Plateau-FRAC Île de France.
Il est actuellement assistant à la chorégraphie et sonographe pour Spiel, duo initié par Emmanuelle Huynh (CNDC-Angers) avec Akira Kasaï (Tokyo), et travaille à un projet d’exposition et de performances issu de ses séjours au Japon.
Le Monde riant
Atelier Image de l’Image
workshop avec Nicolas Chardon
du 14 au 16 novembre 2011

« Voici une dizaine d’années que j’ai entrepris un travail, principalement de peinture, qui s’attache à démontrer qu’il demeure un usage contemporain possible et valide des formes issues du modernisme historique.
Au moyen de figures simples, de procédés élémentaires empruntés tant au vocabulaire abstrait qu’à une réflexion sur le langage héritée de l‘art conceptuel, je m’intéresse à montrer ce qui subsiste au-delà de l’image, ou malgré elle : la pratique et l’énonciation.
Autrement dit, littéralement, ce que l’on fait, et ce que l’on dit. »
NC, 2011
Nicolas Chardon est un artiste plasticien, principalement peintre, né en 1974, qui vit et travaille à Paris.
Il a été pensionnaire à la Villa Medicis, Académie de France à Rome en 2008 – 2009.
Depuis une dizaine d’années, son travail est régulièrement montré dans des expositions personnelles et collectives, en France et à l’étranger.
Il est représenté par les galeries Jean Brolly à Paris, Nosbaum & Reding au Luxembourg, Van Gelder à Amsterdam, VAVA à Milan et Gaain à Seoul, et est déjà présent dans de nombreuses collections privées et publiques, telles que, Le Centre Pompidou – Musée National d’Art Moderne, le Fonds National d’art Contemporain, le MUDAM – Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean du Luxembourg, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, le Musée des Beaux-arts de Nantes, la Fondation European Patent Office à Munich, La Caldic Collection à Rotterdam, la Fondation Meritz à Seoul et les FRAC Bourgogne, Bretagne et Aquitaine.
Outre ses projets solo en galeries ou centres d’art, il a notamment participé à d’importantes expositions institutionnelles parmi lesquelles La Force de l’Art au Grand Palais, Le Noir est une couleur à la Fondation Maeght, Peinture/Malerei au Martin Gropius Bau à Berlin, Villa Aperta à la Villa Medicis, Seconde main au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, ou bien encore récemment Tableaux au Magasin à Grenoble et Lumière noire à la Staatliche Kunsthalle de Karlshrue.
Il vient d’inaugurer l’exposition Structures à la Galerie Van Gelder à Amsterdam, et prépare pour le mois de novembre l’exposition Damiers, à la Galerie Nosbaum & Reding au Luxembourg.
Je me célèbre moi
Atelier corporéité – nouveaux cinémas
workshop avec Jean-Pierre Nouet
du 31 octobre au 4 novembre 2011
« L’étudiant est invité devant le groupe à se présenter en jouant.
Jouant un texte de son choix, dit, chanté, vociféré, scandé, chuchoté, etc. ou un « sans-texte ».
Une première fois sans objet (i.e. petit meuble, outil, accessoire, …)
une deuxième fois avec. »
Bricoler le cadre
Atelier Image de l’Image
Workshop avec Lek Nakarat
du 17 au 20 mai 2011
Analogie du tableau et de la fenêtre ouverte : invention du cadre perspectif en 1435 pour la première fois par l’architecte italien Léon Battista ALBERTI.
Albrecht DÜRER (1471-1528) prouve dans son traité la phrase d’ALBERTI, qu’un tableau est une fenêtre à travers laquelle nous regardons une section du monde visible. Les artistes du XIXème siècle, comme RENOIR, seront les héritiers de cette conception.
Dans les années 1960, Pierre BURAGLIO ouvre la voie à de nouvelles réflexions sur le thème classique du tableau-fenêtre cher à l’Histoire de l’Art en général et à MATISSE en particulier.
Selon BURAGLIO, la peinture est une fenêtre fermée sur le monde. Il retourne l’énoncé d’ALBERTI et avec lui, le pacte qui liait le tableau au spectateur : l’écran offrant à l’oeil la résistance d’une surface.
BURAGLIO travaille à une limitation, à un écrasement de la spatialité sur le plan. Il supprime l’écran de projection de l’illusion. Un espace à peindre est déjà une surface plane, bidimensionnelle, sans perspective ni ligne de fuite, « un fond où l’on bute », mesurable, tangible, et préhensible. Ses travaux s’offrent à la vision, frontalement, avec des accidents, des surprises, sans profondeur.
Autre approche : l’espace pictural n’est plus limité par les montants d’un cadre qui ne fait plus obstacle ni au débordement de l’oeuvre ni à l’échappée du regard porté sur elle.
cf. DEGAS : cadrage insolite du sujet, plans tronqués, personnages coupés brutalement, compositions décentrées.
Influence de la photographie et des estampes japonaises.
cf. MONET et Les Nymphéas (1927) : production de l’illusion d’une étendue infinie.
cf.MANET : expansion dynamique du sujet hors de ses contours et du cadre qui le limite.
Vers le milieu du XIXème siècle, le cadre= prolongement sémantique et plastique du tableau.
Dépassement des caractéristiques purement fonctionnelles du cadre : au niveau de sa forme et au niveau de sa décoration (association du décor et de l’écriture, maximes, citations).
Dimension allégorique. Le cadre devient l’illustration du sujet. Degas porte un intérêt tout particulier aux bordures de ses cadres aussi importantes que l’oeuvre sur la toile. cf carnet de croquis(1870).
Le peintre Whisler en 1873 n’hésite pas à revendiquer l’invention des cadres colorés, afin de tisser des liens indissolubles entre bordures et peintures.
cf. le chimiste CHEVREUL : cadres colorés selon la théorie de la complémentarité des couleurs.
L’oeuvre et sa bordure englobée :ornements à la manière des tapisseries du Moyen-Age et de la renaissance.
cf.PUVIS DE CHAVANNES, GUSTAVE MOREAU, MAURICE DENIS(Nabi).
Beaucoup plus tard, ALLAN MAC COLLUM, artiste contemporain.
Réflexion critique sur la primauté de l’objet unique et sur la notion de produit industriel : Surrogate Paintings(1978)=substitut de peinture.
Tableau en bois avec rectangle central, passe-partout, cadre et couleur.
Relire le passage de MEYER SCHAPIRO extrait de « Style, artiste et Société », concernant le cadre (distribué en cours de sémiologie). Le cadre comme artefact. Le cadre comme concept.
Hasard
Atelier corporéité – nouveaux cinémas
workshop avec Christian Delécluse
du 16 au 20 mai 2011

Workshop sur la générativité, l’usage créatif du hasard. On travaillera sur des générateurs de sons, d’images, d’architectures, etc. issus de patchs en Pure Data et Processing (l’occasion de présenter ces outils) et regarder des « nouveaux » principes de composition à base de tirages aléatoires, de processus stochastiques, etc. Nous poserons la question des « hasards heureux » et des phénomènes
émergents. On peut voir à cette occasion que certains processus déterministes créent des objets complexes qui échappent à leur auteur, sans intervention du hasard. Ce sujet questionne ainsi la place de l’auteur et la limite du contrôle par rapport à une œuvre.
Palindrome Intermedia Performance Group
jeudi 12 mai 2011 — 17h00 — Espace des Arts (Salle Grise)
entrée libre
Extrait des pièces :
-Flower Wine Moon Me
-Catesis
-1000 gestures
Choréographie Robert Wechsler
Composition musicale Pable Palacio
Danse Muriel Abellan
Le geste instrumental
Atelier Corporéité – Nouveaux cinémas
workshop avec Robert Weschler
du 9 au 13 mai 2011

Nouvelles stratégies de relations entre le geste et le son, nouveaux meta-instruments de musique basés sur le tracking vidéo.
Le geste instrumental, comme le geste compositionnels eux-mêmes sont en train d’évoluer avec les technologies de la vidéo et de la synthèse en temps réel. Je proposerai aux étudiants d’expérimenter différentes stratégies de mise en relation entre le geste et le son en m’appuyant sur différentes techniques et logiciels de tracking vidéo à la recherche d’autres stratégies compositionnelles et performatives.
[web]
Encrés dans le présent
Atelier Corporéité – Nouveaux cinémas
workshop avec Bea Romeo
du 2 au 6 mai 2011

Atteindre l’esprit créatif par le mouvement.
Ce workshop se déroulera en deux temps principaux : dans un premier temps, l’étudiant apprendra à libérer l’énergie cérébrale dans le reste du corps par une pratique physique basée sur des mouvements conscients, rythmés par la respiration. Dans un deuxième temps, le jeune artiste travaillera l’encre en restant loin des techniques multimédia modernes et de toutes les stimulations qu’elles entraînent. Le mouvement, la présence, la pleine conscience feront partie des sujets traités au cours de ces séances pour permettre à l’artiste de réaliser son esprit créatif par le dessin sans artifice. Cette méthodologie aura aussi pour but de libérer l’artiste du jugement qu’il peut porter sur son propre travail et celui des autres.
Dessins judiciaires
Atelier stratégie urbaine – matériologie et 3D
Workshop avec Julien Tiberi
du 4 au 8 avril 2011

Exploratoire, la progression que Julien Tiberi élabore au travers du dessin fait également appel à d’autres modes de représentation comme la sculpture, la photographie ou la vidéo. Si l’exposition, en tant que telle, lui permet de combiner des stratégies ou des logiques d’interventions possibles, le dessin en régule la forme, qu’il inscrit à travers une réflexion sur le temps esthétique.
La Forme Brève
Atelier stratégie urbaine – matériologie et 3D
workshop avec Julien PREVIEUX
du 8 au 10 mars 2011

« Minifesto ! Maîtrise de la forme brève en moins de 30h
Slogans, clips, sms, vidéos youtubées, dépêches, commentaires d’utilisateurs, t-shirts sérigraphiés, résumés de séries télé, mini-jeux, stickers, best-of,… Emblématique de notre culture contemporaine, la forme brève est partout. Elle traverse pourtant les époques et les genres : écrire dans la pierre nécessitait déjà un minimum de concision. Nous verrons que des aphorismes aux slogans, la forme brève oscille entre éclairages brusques, pensée en situation, action directe, histoires drôles, mysticisme et manipulation mentale. Ce workshop nous donnera l’occasion d’étudier cet outil – cette arme – et de l’utiliser comme modèle pour l’élaboration de nouvelles manières de faire ».
L’impulsion de départ serait quelque chose comme « Faire bref », une mise en abyme du format workshop qui nous permet d’aborder un éventail de formes, de comportements, de manières de faire : listes, classement, aphorismes de Lichtenberg, nouvelles en 3 lignes de Fénéon, rites d’interaction de Goffman, tactiques de pratiquants de Michel de Certeau, gestes d’artistes et d’activistes…
Techniques envisagées : fulgurance du geste, romans XXS, fragments, listes, mini-jeux, spoilers…
Corps-monde
Atelier Corporéité / Nouveaux cinémas
workshop avec Jean-Pierre Nouet
du 7 au 11 mars 2011

« Une approche du corps oscille entre sa condamnation ou sa dénonciation comme écran, obstacle, prison, pesanteur, tombeau (Soma Sêma, Le corps est un tombeau), bref comme occasion d’aliénation et de contrainte et son exaltation ou apologie comme organe de jouissance, instrument polyvalent d’action et de création, source et archétype de beauté, catalyseur et miroir des relations sociales, bref comme moyen de libération individuelle et collective. » (Michel Bernard, Le corps)
Corps-monde. Intérieur ? extérieur ? Mouvements passant par le corps, extensions du corps, mouvements du Monde dans le corps, etc… Un monde-corps, un corps-monde. La culture pénétrant le corps. Le corps tissant le « corps » artistique. Un champ est esquissé par des extraits de textes (Manières de table, Corps extrême, Equilibres nutritifs, Désir de quantités alimentaires) lus lors d’une performance.Vous laissant pénétrer par ce champ indicé, tissez votre corps dans le médium vidéo.
Fiction(s) de demain
Atelier Corporéité / Nouveaux cinémas
workshop avec Pascal Mieszala
du 3 au 4 février 2011, emafructidor
La Jetée, Chris Marker, 1962
Tout d’abord forain puis sédentarisé dans des salles dédiées au spectacle populaire de masse (les salles de plus de 2000 places n’étaient pas rares dans les années 20 !), le cinéma a connu d’importantes évolutions technologiques (le son, la couleur, le cinémascope, la 3D…) qui ont su le préserver de la forte concurrence d’autres médias et outils de diffusion des images (la télévision, le magnétoscope, le Home Cinéma, Internet, les jeux vidéos…).
Qu’imaginer de son avenir, alors que la salle (qui déserte les centres villes au profit des zones marchandes limitrophes) n’est plus le seul lieu d’exposition des films ?
Le « voir ensemble » sera-t-il le désir du spectateur de demain ? Le principe de la séance à heures fixes n’est-il pas déjà caduque, à l’heure ou le spectateur a de plus en plus l’habitude de « convoquer les images » (c’est-à-dire en user au moment où il le décide) et non le contraire ?
L’écran de cinéma (dont on tente déjà de s’affranchir via l’utilisation de la 3D) sera-t-il encore de mise ?
Ces questions s’enrichissent obligatoirement des évolutions supposées des fictions offertes aux spectateurs. Dans ce domaine, toutes les pistes de réflexion sont explorables.
Comme imaginer des lieux qui permettent au spectateur de voir des « films personnalisés » en fonction de critères décidés par un individu ou un groupe de spectateurs (constitués en réseau), imaginer la salle de cinéma comme étant seulement l’un des lieux où il est possible de ne voir qu’une partie d’une fiction plus ample (notion de jeu de piste à l’échelle d’une ville liant espaces publics et privés), etc.
Néanmoins une question essentielle se pose : le spectateur moderne qui s’implique de plus en plus dans des réalités virtuelles, ne voudra-t-il pas user d’interactivité par rapport aux fictions qui lui sont offertes (en étant face à un logiciel qui génère de la fiction sous sa directive) ?
Ne voudra-t-il pas intégrer son corps au sein de la fiction, dans l’esprit des nouvelles générations de jeux vidéos où les mouvements du joueur ont une influence sur son avatar projeté à l’écran ?
Verrons-nous apparaître de nouvelles formes de narrations qui se situent entre cinéma narratif classique et jeux vidéo ? Des fictions enrichies, des fictions kaléidoscopiques, des fictions arborescentes… Dans lesquelles le spectateur pourra être invariablement monteur, acteur, ou metteur en scène ?…
Le travail de tout artiste est d’anticiper les mutations à venir en réfléchissant à notre rapport à l’image et au monde.
Sport et art
Atelier stratégie urbaine – matériologie et 3D
workshop « sport et art » – l’Elan Chalon
Du 24 au 29 janvier
FICTION
Atelier Image de l’Image
Workshop vidéo avec Aurelie Mormesse
Du lundi 13 au vendredi 17 décembre

À partir des paroles de la chanson « Chercher le garçon » du groupe Taxi Girl, il s’agira de réaliser un film de 3 à 4 mn avec pour contraintes :
- choisir un extrait de film cinéma (20/30 secondes max) et l’inclure dans le film final.
- film ou stop motion (image par image)
Les étudiants sont libres dans leurs choix d’extraits, mais devront en tenir compte pour la construction de leurs propres films et justifier ce choix. Les paroles de « Chercher le garçon » représentent une base de départ pour le scénario. Celui-ci pourra bien sûr en fonction de l’extrait choisi déborder largement de ce cadre. Toutes les options sont permises, y compris les plus décalées.
Cet exercice permettra d’aborder le travail d’écriture du scénario, des différentes manières de raconter, construire une histoire, de trouver l’esthétique visuelle le mieux approprié pour optimiser le temps de tournage et enfin d’aborder les questions de montage.
Pour ne pas rentrer dans des choses trop complexes à mettre en oeuvre (d’un point de vue technique), les films devront garder une certaine simplicité dans la réalisation.
•Daydream – Elodie Fruhauf & Julie Voland, vidéo, 3’06’’
•Film en carton – Hosni Gharbi & David Proux, vidéo, 1’56’’
•La bande magnétique – Cindy Comte et Marjorie Sébastien, vidéo, 1’58’’
•Looking for – Laureen Humblin et Elodie Gauthey, vidéo, 2’04’’
•Nightmare – Bénédicte Willier & Jeanne Richard, vidéo, 1’30’’
Michel Delarasse
Atelier Statégie Urbaine – matériologie et 3D
Workshop avec Michel Delarasse
Du lundi 15 au 19 novembre
En 1972, Michel Delarasse décide de rejoindre l’atelier de son père Louis Qui réalise du mobilier et des sculptures à partir de métal (acer doux, cuivre, laiton, inox,acier cor-ten, etc.).
A l’atelier ils réalisent entre autres des sculptures pour Yaacov Agam, Emile Gilioli, Ruth Francken, Man Ray, Claude Visieux, Max Bill, Lapicque…
A partir de de 1992 Michel continue seul l’entreprise, créant toujours des pièces, sculptures et installations pour Joseph Beuys, Alicia Penalba, Luciano Fabro, Etienne Martin, Gottfried Honnegger, Janis Kounellis, Edgar Pillet, César Doméla, Marie Bourget, Gérard Garouste, Per Kirkeby ainsi que pour tous les artistes de la Galerie Durant-Dessert.
En 1997 Michel Delarasse obtient la qualification de restaurateur d’oeuvre d’art par l’I.C.O.M. (International Council Of Muséums) et restaure alors des sculptures de Sergio Storel, Arman, François Xavier Lalanne, Yves Klein, Subodh Gupta, Yassilakis Takis, Nathalie Talec, Mario Merz, Robert Rauchenberg, MArtial Raysse, Jean Tinguely, …
Son travail continue actuellement avec Elisabeth Ballet, Emmanuel Saulnier, Marylène Negro, François Morellet, Marc Johnson, Pedro Cabrita Reis, Anne Deguelle …
Narration(s)
Workshop avec Pascal Mieszala
Jeudi 4 et vendredi 5 novembre

Inception, 2010, Christopher Nolan
De L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat à Inception, que de chemin parcouru par le cinématographe ! Son langage s’est complexifié avec le temps, en se nourrissant notamment des grands courants artistiques qui ont marqué le 20ème siècle.
Pourtant, le récit cinématographique est, dans son ensemble, resté fidèle aux préceptes énoncés par Aristote… quatre siècles avant J.C. ! Tout au long de son histoire, le cinéma aura été bousculé par des francs-tireurs désireux de tordre le cou à la sacro-sainte loi de la dramaturgie. Leur but : imposer leur propre vision du monde, en proposant au spectateur un autre rapport aux images et aux sons.
À l’aube de ce 21ème siècle, l’explosion des moyens techniques liés à la captation et à la diffusion des images offre de nouvelles perspectives aux raconteurs d’histoires. Mais comment dire le monde d’aujourd’hui de plus en plus fictionnel et virtuel ?
L’Homo Ludens bardé de prothèses technologiques se satisfera-t-il encore longtemps de sa position de spectateur ou voudra-t-il dorénavant interagir sur ces flux d’images qui parcourent notre planète?
Durant cette master-class de deux jours, nos interrogations aborderont aussi bien les champs esthétique, technique que sociologique.
Soirée spéciale courts métrages jeunes réalisateurs
e|m|a|nifesto – événement
lundi 7 juin 2010, cinéma Axel

Une soirée proposée par la Bobine et e|m|a|fructidor, en partenariat avec le cinéma Axel.
Quatre courts métrages écrits et réalisés par huit étudiants de l’Ecole Média Art de Chalon-sur-Saône (E|M|A Fructidor) sous la direction d’Armèle Portelli en complicité avec le cinéaste Pascal Mieszala.
- Blind Love de Yorgos Teriakidis et Clarisse Partiot
- Et si… de Thibaud Ponchon et Alice Rocher
- Chassé croisé de Maëlle Greffier et Morgane Monterrat
- Untitled de Alain Cheval (performeurs : Clément Delhomme et Thomas Depoil)
Interlude
Nathalie Blanchard, Maëlle Greffier, Clarisse Partiot, Clément Delhomme et Thomas Depoil
Bruno Bernard
workshop du 25 au 28 mai 2010 – dema1

Son/matière
Proposition : à partir d’environnements sonores collectés et de sons créés par toutes sortes d’objets (sons en extérieur, intérieur, espace public, bruits de machines, voix, objets, sons timbrés ou non, larsens, feedbacks, radio, téléphone, télévision, internet, disques , buzz, parasites , synthés virtuels ou réels, jouets etc…), créer une forme sonore fixée (pièce d’art sonore) réalisée par des binômes d’étudiants.
Chaque binôme choisira un thème/fil rouge qui sera l’argument central du projet et qui devra dégager du sens, de la poésie, faire naitre une émotion, avoir un pouvoir évocateur.
Avant la réalisation proprement dite on abordera les thématiques suivantes :
- Rapport avec les différentes formes d’art plastique
- Les types de matières, l’espace, les volumes, les couleurs, les textures, les densités, le silence
- Contexte, différences avec la démarche musicale, la technicité
- Faut-il des compétences musicales pour aborder l’art sonore ?
- Les outils et techniques
Etapes de travail :
- Elaboration d’un descriptif/cahier des charges avant la mise en œuvre.
- Collectage, écoute, dérushage et choix des sons à garder
- Appropriation des sons, transformations, laboratoire.
- Réalisation, mise en forme
- Finalisation (mixage, mastering, traitements sonores)
- Ecoute collective des différents projets
- Retours et débats sur le workshop
Collectage effectué avec tout type d’ appareil : K7, dictaphone, téléphone, enregistreur numérique, ordinateur, magnétophone à bande, MD, jouets etc…
Quelques références : Pierre schaeffer, Bernard Parmegiani, Luc Ferrari, Kaffe Mathews, Chris Watson, la poésie sonore, SAS, noubah, fourtet, Dominique Petitgand, Matmos, Nurse With Wounds, Otomo Yoshihide, People Like Us, Radioboy, Rioji Ikeda, Alva Noto, Cocorosie
Duncan Pinhas
workshop du 3 au 7 mai 2010 – dema2

Pour une création de séquences sonores évocatrices : de la prise de son à sa transformation numérique
L’atelier sera centré sur les manières de produire un son et d’élaborer une séquence évocatrice par jeu et traitements informatiques.
La création sonore passe par le geste et l’intention, ainsi nous commencerons par une partie théorique (les différentes formes de son selon le traité des objets musicaux de Schaeffer) pour ensuite voir les applications pratiques (le geste musical) & les aspects techniques et numériques (montages, recherche de texture par plugins).
L’atelier donnera lieu à une composition par petits groupes permettant un échange entre étudiants.
Duncan Pinhas est un musicien ayant étudié la composition électro-acoustique avec Christine Groult ( anciennement, du Groupe de Recherche Musicale crée par Pierre Schaeffer), Duncan manie aussi bien les machines (montage sonore, traitements informatiques, captation de sons) que l’instrumental (pratique de la guitare, percussions et improvisation).
Mis à part ses créations de pièces sonores alliant nature et urbanisme, il a produit des albums de musique ambiantes, folk et bruitisme et joue sur scène régulièrement dans des dispositifs différents.
En outre, il travaille depuis quelques années avec un vidéaste sur une performance audiovisuelle interactive « Geo » basée sur le paysage et ses motifs.
web
Nicolas Desplats
workshop du 1 au 5 mars 2010 – dema2
Peinture
Réinventer un espace hybride que n’accompagne point la sensation de la réalité courante. » La notion de lieu, de plan, de pan, de coin, de repli, et celle plus ouverte du paysage. La représentation d’un lieu où voir à lieu, un espèce d’espace pictural, une idée d’intérieur pour se retirer dedans et voir dehors. Rien n’est à sa place même en peinture…
Des réfèrences sur l’idée de représentation, l’idée de paysage, l’idée de l’espace. Les liens entre figuration et abstraction. On s’appuiera sur différentes réfèrences à la peinture contemporaine notamment allemande contemporaine, essentiellement des années 40 à nos jours, en lien aussi avec la tradition de la peinture chinoise.
Fabian Stech
workshop du 8 au 12 février 2010 – dema2
Y a-t-il une photographie allemande ?
Photo Ernst Mach *
Peut-on trouver des paramètres permettant d’établir une spécificité de la photographie allemande?
Qu’est-ce qui unit l’école de Düsseldorf des Bechers, Ernst Mach, August Sander, Maud Fässler, Karl Blossfeld, Erich Salomon, Dieter Appelt, Hans Bellmer, Wolfgang Tillmanns, Helmut Newton, Leni Riefenstahl, Gerhard Richter, Thomas Demand pour ne citer que quelques noms.
* Ernst Mach, un physicien autrichien, était le premier à saisir la vague de son qui se forme devant un projectile bougeant avec une vitesse plus rapide que la vitesse du son.
Il a présenté ses images pour la première fois en 1887 à l’Académie de Science à Vienne. Pour réussir ses images il utilisa une technique nommée shadowgraph. Ce qui est photographié n’est pas l’objet lui-même mais son ombre, la vague de pression créant un changement de température qui la rende visible.
[web]
Brice Jeannin
workshop du 26 au 30 octobre 2009 – dema3

SIGNAL FLOW
Ce workshop propose une introduction à la construction et au détournement d’instruments électroniques, capteurs, diffuseurs et autres objets potentiellement sonores.
Au cours de la semaine seront abordées des notions simples d’électronique que l’on utilisera pour la création de petits circuits. Il s’agit de construire progressivement un environnement entre installation et dispositif de concert, au fil des réalisations des étudiants. L’ambition du workshop est de fournir aux participants un aperçu des possibilités et limites de l’électronique analogique et du do-it-yourself pour le travail du son ainsi que des utilisations qui ont pu en être faites depuis les années 60 dans les arts sonores.
Dogbowl
workshop du 26 au 30 octobre 2009 – dema2

A song composed during the workshop by Stephen Tunney
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.



