29 05 2015
Faire art de publier

e|m|a|rencontre

Rencontre avec Laurent Bruel
29 mai 2015 10h-12h —  emafructidor
ouvert à tous

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Depuis un peu plus de dix ans, les Éditions Matière publient des livres d’images, des livres qui associent des images et du texte. Des livres conçus comme des actions dans le champ de l’art. Sous quels impératifs, selon quelles modalités ces livres sont-ils élaborés, fabriqués et diffusés ? Comment fait-on de l’art avec des livres ? Qu’est-ce, en définitive, que publier pour qui ambitionne de faire de l’art ? — intervention de Laurent Bruel, responsable éditorial des Éditions Matière.

Biographie

Laurent Bruel est né en 1970. Il vit à Montreuil. Il étudie le design industriel, puis l’histoire de l’art. En 2000, il fait partie de la bande qui fonde le Dojo cinéma, unité de production / réalisation / projection cinématographique qu’il contribue à animer durant sept ans. Il enseigne la prise de vue vidéo à Tokyo durant un an.

En 2003, il fait partie de la bande qui fonde les Éditions Matière, dont il devient responsable éditorial.

Il est par ailleurs l’auteur de Notes sur le cinéma hollywoodien (AAPM, 2001), L’Origine du judo (entretiens avec Igor Correa et Rudolf Di Stéfano, AAPM, 2002), Junomichi (Budo éditions, 2010).

28 05 2015
Paysage

Exposition
Du 28 au 29 — 10h à 18h — L‘Abattoir
entrée libre

Vernissage le 27 mai à 18h

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installations, seconde année, École Média Art

Lorsqu’on évoque aujourd’hui le paysage, on parle de perception individuelle et d’esthétique, mais aussi de représentation collective. Le paysage a un lien avec la nature, mais aussi avec la société. Il relève du monde de l’art, mais également de la maîtrise du territoire, de l’économie, de la psychologie ou du politique. C’est le lieu de la rencontre avec l’autre à travers la pratique des hommes qui l’ont façonné… Le paysage, c’est notre mode d’accès à la nature le plus immédiat. C’est aussi une image de soi.

Gilles A. Tiberghien, Propos recueillis par Emmanuel de Roux – Le Monde, 2001.

La perpétuelle invention du paysage…

Nous avons tendance à croire aux données des sens. Nous percevons, croyons-nous, les choses telles qu’elles sont, de manière directe, et comme ingénument. Ainsi pensons-nous percevoir la “nature” directement, intuitivement, sous la forme perceptible du paysage. Paysage et nature ne feraient qu’un, selon le sens commun. Non seulement un terme évoque généralement l’autre, mais, plus encore, ils sont communément employés l’un pour l’autre et l’identification paysage/nature nous vient tout “naturellement” à l’esprit.

Nous savons bien cependant que le paysage est un fait de culture, et, spécifiquement, de culture artistique, et que la nature, elle, est principe, et au principe du devenir et du développement, et qu’elle pourrait s’appeler tout aussi bien “élan vital”, par exemple. Mais ce savoir reste en dehors de nos pensées, étranger à nos comportements, isolé dans un compartiment du cerveau….

Anne Cauquelin, le paysage, une invention « achevée » ? – catalogue de l’exposition Michel Kenna, bnf, 2009

La notion de paysage est apparue en chine entre le IIIe et le IVe siècle. Il faudra presque mille ans pour qu’elle apparaisse en occident et devienne véritablement un sujet pour l’art. C’est ce motif qui a depuis traversé l’Histoire de l’art qu’ont interrogé les étudiants de deuxième année.

Le paysage vécu, le paysage ressenti, le paysage mental, le paysage urbain, le paysage sonore, le paysage des jeux vidéos… Les propositions multimédias proposées témoignent des multiples imaginaires que la question du paysage fait naître en chacun de nous en remettant à chaque fois en question la situation de son point de vue… .

Jacques Perconte & Pascal Mieszala

18 05 2015
Risographie

Workshop avec Lucy Watts
Du 18 au 25 mai 2015
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the donut hole72Découvrir la lithographie et fabriquer des images, suite.

Lucy Watts revendique une action anti-publicité et artistique. “C’est pour montrer à quel point nous sommes agressés, envahis, saturés par cette pollution visuelle”.

lucywatts.com

13 05 2015

Résultat concours d’entrée 2015 – 1

Session de mai 2015

Sont retenus en première année, dema1 :

  • BEAUFOUR Fanny
  • CARRION Julie
  • CAREME Nathan
  • DECERCLE Gallane
  • DIDIER Alex
  • GUICHARD Amaury
  • GONON Axel
  • JEE Dahae
  • LYONNET Alexandrine
  • QUASEVI Morgan
  • TANG Chanwei
  • VOISIN Robin
  • ZHOU Youran

Sont retenus en année deux du cursus, dema2 :

  • ANSEL Fanny
  • BAFFIER Morgane
  • DELABRE Luna
  • VINCENT Lison
  • MONDERER Naomi
  • BAI Tian
  • KIM Jun
  • LEE Jinhee
  • NAM Ji hea

Est retenu en année trois du cursus, dema3 :

  • WANG Zicong

Tout(e)s les candidat(e)s qui se sont présenté(e)s vont recevoir un courrier de confirmation.

23 04 2015
Les distorsions du jeu vidéo

Rencontre avec Elsa Boyer
23 avril 2015 10h-12h —  Nicéphore Cité
ouvert à tous

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L’image en mouvement du jeu vidéo construit un espace, un temps et une narration qui ne sont plus ceux de l’image cinématographique. Cet espace vidéoludique est sans doute avant tout celui de l’informatique et de la microélectronique, un espace constitué de lignes, d’embranchements, de couloirs ; et sa temporalité est celle de la boucle du feedback, de l’échange d’informations entre un utilisateur et une machine. Mais si nous regardons les images du jeu vidéo, que ce soit celles des productions mainstream ou indépendantes, alors les espaces se déforment, le temps se tord et la narration change de régime.

Biographie
Elsa Boyer est l’auteure du Conflit des perceptions (MF, 2015)et de trois romans parus chez P.O.L. Elle a également dirigé le collectif Voir les jeux vidéo (Bayard, 2012) et enseigne le cinéma à l’université de Lille 3.

23 04 2015
Memory

Exposition
Du 24 avril au 26 juin  — Espace Des Arts
entrée libre

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Une exposition autour de l’idée de mémoire.

14 04 2015

Excentricités VI / La synthèse des arts

du 14 au 16 avril 2015
Centre Dramatique National,
Musée des Beaux Arts,
ISBA
Besançon

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Rencontres internationales étudiantes de la performance

Lucie ASCIONE / ART ACTION BUILDING / Jeanne BATHILDE / Lucie BÉGUIN / Romain BONNE / Yassine BOUSSAADOUN / Lola BREARD / Collectif L3 / Maéva CROISSANT / Dale / Clément DELHOMME / Apu Dhar / Fai BAN / Maël GAGNIEUX / Eva GIANNAKOPOULOU / Romuald GUIBOUX / Marti GUILLEM / HABDAPHAÏ / Tatiana ILICHENKO / Danae NAGEL KALETTA / Mana KIKUTA / Fabio KINAS / KING’S QUEER / Deborah KLINTZ / Anastasia LAMPROU / Maria LANDGRAF / Julie LE TOQUIN / Maria LIMBOURA / Rilène MARKOPOULOU / Moritz METZNER / George MORAITIS / Persefoni MYRTSOU / Frédéric NAUZCYCIEL / Ektoras NTOURAKOS / Ilya NOE / William NURDIN / OPJ CYGAGNEK + Julie POULAIN / Claudia PASCUAL BOTELLA / Maxime REVERCHON / Félix ROBIN / RE:C / Carla ROCA / Tali SERRUYA / Aleks SLOTA/ Nefeli VOUTYRA.

Commissariats : Julien Cadoret / Laurent Devèze.
Commissariat associé : Pôle de recherche « Le Corps de l’Artiste » (Michel Collet, Valentine Verheaghe) ISBA
D.U Art Danse Performance, Aurore Després.

Dans notre monde global et souvent déshumanisé il est nécessaire de se « rencontrer » lorsqu’on est plasticien. Façon, peut-être, de résister à l’anonymat forcé de nos villes et de nos sociétés et d’exister par un tissu complexe et varié de liens entre les individus. Ce besoin semble décuplé lorsque la pratique plastique est celle de la performance. Le corps en mouvement revendique la proximité des autres corps et des regards, l’effectivité de l’action et sa capillarité au travers de ce qui est montré deviennent sens.
Excentrique car excentré dans la sphère des pratiques plastiques, « Excentricités » (Rencontres internationales étudiantes de la performance) constitue un espace-temps, depuis avril 2010, permettant à de jeunes artistes d’Europe et du monde entier de se côtoyer et de réfléchir ensemble sur ce que peut être la performance aujourd’hui.
Cette année encore, du 14 au 16 avril 2015 et pour sa sixième édition, Excentricités regroupe des artistes européens : Espagnols, Grecs, Allemands, mais aussi des artistes internationaux : Bangladeshi et Japonais.

En collaboration avec l’école des Beaux Arts EMA Fructidor de Châlon-sur-Saône, l’école supérieure des Beaux Arts de Nîmes, l’école nationale supérieure des arts visuels de la Cambre, l’école des Beaux Arts d’Athènes, l’Université de Bellas Artes de Valencia, le Centre Dramatique National de Besançon / Franche-Comté, le Crous de Besançon, la ville de Besançon, la région Franche-Comté et le Ministère de la Culture et de la Communication.

+ d’infos sur le site de isba-besancon

4 étudiants de ema fructidor :

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Lucie ASCIONE et Deborah KLINTZ

 

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Mana KIKUTA

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Clément DELHOMME

13 04 2015
Atelier Radio

Workshop avec Fanny Maugey
Du 13 au 14 avril 2015
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Sous forme de rendez-vous mensuel, nous aborderons ensemble les enjeux de la création d’une radio dans une école d’art.

Plateforme transversale pour EMA, écriture radiophonique, paysage sonore, chronique, jingle, sons, nous nous mettrons en situation d’écoute, de parler, de faire, de direct, via Radio Prévert, et d’enregistrements. Plusieurs vitesse qui permettront l’exploration de ce média et l’élaboration d’un chantier organisé commun.

Biographie

Par le croisement d’une formation en Pâtisserie-chocolaterie à Château-Chinon et des Beaux-Arts de Chalon sur Saône (DNAP) et Lyon (DNSEP), Fanny Maugey développe un travail polymorphe, le volume comme ligne conductrice, l’écriture comme zone souterraine.

Après quelques années passées à l’étranger (Berlin, NYC), des expositions ici et là (Hors piste, Biennale d’Anglet, de Lyon en résonance, 6B, Fondation Bullukian, J&C gallery, FRAC Aquitaine…) créer une émission de radio (Radio Cailloux) s’est avéré nécessaire pour compiler influences, lectures, sons, glanés dans ses différents déplacements.

En direct sur les ondes de Radio Prévert mardi 14 avril 2015 de 15h à 16h
105.9FM ou sur www.radioprevert.com

07 04 2015
Que font la danse et la performance au musée ?

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Rencontre avec Marcella Lista
7 avril 2015 10h-12h —  Nicéphore Cité
ouvert à tous

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Danse et performance s’installent aujourd’hui dans les musées dédiés aux arts visuels, parachevant, du moins en apparence, leur reconnaissance et leur intégration dans l’histoire de l’art. La cohabitation du régime performatif et du régime de l’objet, toutefois, ne va pas sans frottements, résistances, apories, voire malentendus. Ceci tout particulièrement dans le cadre de l’évolution que connaissent les politiques culturelles vers le « tout événement ».

La performance, si elle apparaît aujourd’hui comme l’un des paradigmes les plus féconds de la modernité artistique, n’en porte pas moins la tradition d’une contre-culture, voire d’une posture ouverte de critique institutionnelle. La danse, dont les avancées et les ruptures radicales sont saluées depuis quelques années en regard de l’histoire de l’art des XXe et XXIe siècles, reste travaillée par une historiographie trop récente et lacunaire pour participer aux débats esthétiques actuels à part égale avec les arts visuels. L’une et l’autre de ces pratiques ont développé des affinités électives avec le film et la vidéo, sans manquer d’exprimer une résistance structurelle – en revendiquant leur statut d’arts « vivants » et éphémères – à l’ontologie des supports enregistrés qui prennent dans les musées une place croissante. C’est un paysage complexe que forment à présent les « arts temporels » (« time-based arts ») dans l’espace d’exposition, dans l’architecture muséale et dans la collection et la conservation des œuvres d’art. Pour toutes ces raisons, les déplacements de la danse et de la performance au musée prêtent à l’investigation critique, à la mesure des attentes qu’elles suscitent.

Cette conférence propose de revenir sur quelques expériences majeures menées dans le champ de la danse et de la performance au musée depuis le début des années 2000. Sa perspective est d’interroger cette question en éclairant son degré d’élaboration conceptuelle par des artistes désireux d’un dialogue avec ce que le chorégraphe Boris Charmatz, fondateur d’un musée expérimental de la danse au conservatoire national de Bretagne, appelle « l’espace historique ».

Biographie

Marcella Lista est historienne de l’art, enseignante et responsable de la programmation en art contemporain à l’auditorium du Louvre. Ses recherches portent sur l’histoire pluridisciplinaire de la modernité, autour de questions soulevées par les croisements entre la musique et les arts visuels, la danse, la performance et les nouveaux médias, les théories élargies de l’abstraction. Elle a été commissaire de plusieurs expositions, dont « Sons & Lumières : une histoire du son dans l’art du XXe siècle » (Centre Pompidou, 2004), « Corps étrangers : danse, dessin, film » (musée du Louvre, 2006);
« Pierre Boulez. Œuvre : Fragment » (musée du Louvre, 2008) ;
« Paul Klee : Polyphonies » (musée de la Musique, Paris, 2011) ;
« Walid Raad / Préface à la première édition » (musée du Louvre, 2013) et « Mark Lewis. Invention au Louvre » (musée du Louvre, 2014). Elle est l’auteure de L’œuvre d’art totale à la naissance des avant-gardes (Paris, INHA/CTHS, 2006) et de plusieurs essais. Parmi ses dernières publications : « Xavier Le Roy : ‘a discipline of the unknown’ », Afterall (Londres, été 2013) ; « Play Dead : Dance, Museums and the ‘Time-based Arts’», Dance Research Journal, Cambridge University Press (sous presse).