30 03 2015
CHAISES + SUISHOU NO FUNE

Exposition + Concert
30 Mars — 18h — Nicéphore Cité
entrée libre

 

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Cette exposition fait suite à un sujet proposé aux étudiants de première année par les enseignants artistes Evariste Richer et Lillian Bourgeois.

À la suite de cet événement, le duo japonais Shishou No Fune, formé à Tokyo en 1999, nous emmènera dans un rêve psychédélique musical, entre la poésie, les mots et la mémoire.

Suishou No Fune

30 03 2015
Workshops x4
Du 30 au 3 mars 2015
4 workshops
De la poche à l’immobilier
workshop avec Ambroise Tièche

Ambroise Tièche

Principes :

Interroger l’intime le privé et le public à partir du vêtement en direction de l’habitat en passant par les usages.

Penser ces interfaces entre le corps et l’extérieur mises en œuvre autant comme des obstacles, principalement au regard, que des manières de révéler, suggérer, mettre en valeur ou a contrario camoufler.

Sont aussi en jeu les questions du déplacement, du nomadisme, de la migration et de la sédentarité.

Il s’agira d’envisager le portable directement au corps, les vêtements techniques, professionnels, les extensions du vêtement que le portatif.

Il s’agira de nourrir la réflexion tant à partir d’expériences d’artistes : Franz Erhard Walther, James Lee Byars, Tracey Emin, Bruno Serralongue, Valie Export…, que de designers : David Greene, Jennie Pineus…, d’auteurs : Robert Louis Stevenson, que de stylistes ou inventeurs : Jennifer Burdet, Léon-Paul Duhamel enpassant par l’univers militaire et des éléments extraits de la culture populaire : Petzi ou les histories de fantômes notamment.

Mises en forme :

La proposition n’est pas spécifique à un médium. Les travaux peuvent être d’ordre sculptural, vestimentaire, pictural, photographique, vidéo, performatif, écrit… Le travail en duo tout à fait envisageable.

Faire plate-forme / Impérialisme et Multitudes / Pratiques anthropologiques et artistiques post-coloniales
workshop avec Diane-Sophie Girin
ws diane sophie girin

Je vous propose d’explorer ensemble quelques pistes de réflexion autour des questions post-coloniales telles qu’elles ont été abordées en littérature (Fanon, Chamoiseau), en sciences sociales (Bourdieu, Sayad) et en arts.

La thématique de la violence sera centrale et nous semble particulièrement intéressante dans le contexte actuel. Que nous abordions les épistémicides* ou la question des mouvements de libération ou en encore des tentatives de révolutions nous trouverons de nombreux éléments de compréhension dans les sciences sociales et dans certaines oeuvres d’art contemporain.

La plate-forme definie en tant que “network of relationships, an open form of organizing knowledge; a non-hierarchical model of representation; a compendium of voices, cultural, artistic and knowledge circuits”** nous semble particulièrement adaptée à cette semaine de lectures, de visionnages et de réflexions. Il  nous faudra convenir ensemble, en début de semaine, de la forme à donner à nos recherches (publication, exposition, performance, etc.).

Nous nous appuierons principalement sur deux expositions dirigées par Okwui Enwezor : la documenta 11 de 2001 et la Triennale Intense Proximité qui s’est tenue au palais de Tokyo en 2012. Enwezor est également le curateur de la prochaine biennale de Venise, intitulée All the world’s futures qui devrait poursuivre le travail de réflexion qu’il a entrepris depuis une vingtaine d’années autour des processus de “créolisation”***. Le prolongement idéal du workshop serait l’organisation d’un déplacement à Venise au printemps ou à l’été 2015.

Quelques oeuvres au programme:

Frantz Fanon, Les damnés de la terre
Göran Hugo Olsson, Concerning Violence
Nicolas Boone, Hillbrow
Frédérique Lagny, A qui appartiennent les pigeons?
Safia Benhaim, La fièvre
David Yon, La nuit et l’enfant
Djibril Diop Mambéty, Touki Bouki
Bruno Dumont, La vie de Jésus et P’tit Quinquin
Ariella Azoulay, Des photographies immontrables / Différentes façons de ne pas dire déportation
Nassima  Guessoum, 10949 femmes 

* destruction de connaissances, éliminant toute possibilité de production de nouvelles connaissances à partir de connaissances pré-existantes

** Documenta 11_platform 5, texte d’introduction d’Okwui Enwezor

*** “la créolité c’est “le monde diffracté mais recomposé”, un maelström de signifiés dans un seul signifiant: une Totalité.” Eloge de la Créolité, Chamoiseau, Confiant, Bernabé

L’esprit électrique 
workshop avec Michaël Sellam

Visuel_Sellam

L’électricité ne se voit pas, elle se mesure. Quels sont les points de relation entre le médium et le média ? Quelles sont ces voix qui s’adressent à nous ? Si l’émergence de l’électricité a tout changé, la hantise de sa disparition hante notre quotidien. Les EVP (Electronic Voice Phenomena) associent l’expérience technologique et le monde spirituel. Dans le livre “Ravage”, René Barjavel imagine, en 1943, ce qu’il adviendrait d’un monde sans électricité, impossible aujourd’hui à l’ère de l’information et du monde connecté d’imaginer l’absence de la technologie. Autant de paramètres et de questions qui façonnent notre monde et formulent un équilibre étrange dans une zone où l’archéologie sonore rejoint l’aspect fantomatique des machines obsolètes.

La traduction sonore
workshop avec Sébastien Roux

Fugue 2, Josef Albers

Je propose aux étudiants de travailler sur le thème de la traduction sonore, procédé qui consiste à utiliser une pièce déjà existante (peinture, roman, film…) comme partition pour une nouvelle œuvre sonore.

Pour cet atelier, les étudiants seront invités à traduire en sons une œuvre visuelle (photo, peinture dessin …), en insistant sur le rapport formel entre original et traduction.

Afin de donner quelques pistes et en guise d’introduction,  je leur présenterai des partitions graphiques et leur réalisations sonores.

19 03 2015
Marie Roland

Portrait étudiant

marie roland emafructidor

Je suis en 2ème année à l’École Média Art. J’ai rejoint EMA juste après mon Bac à Dijon où j’avais une spécialité danse, théorie et pratique. J’avais fait un peu d’arts plastiques plus jeune mais sans spécialisation particulière. Pourtant je ne me projetais pas ailleurs que dans une École d’Art ! Je souhaitais me rapprocher de la scénographie sans pour autant partir dans un cursus trop spécialisé comme à l’ENSATT. Je voulais aussi garder une approche artistique généraliste le plus longtemps possible.

J’aime la notion de hasard heureux, quand certains projets vont plus loin que d’autres, comme le projet Picasso au cube : une équipe du musée Picasso est venue nous rendre visite et nous proposer un projet avec sept autres Écoles d’Art de Paris, Strasbourg et autres, dans diverses catégories. Après une conférence, nous avons été sollicités en groupe pour un travail. J’ai choisi une relecture de son œuvre par la danse pour détourner une réponse visuelle plutôt que de partir sur un travail graphique. Je n’allais pas me mesurer à Picasso sur son propre terrain ! Je voulais réinterpréter son travail. C’était un challenge pour moi car je devais danser devant un caméraman. Un camarade m’a aidé et j’ai ensuite fait le montage, en surmontant quelques difficultés techniques. J’ai passé beaucoup de temps sur ce projet, en allant au fond des choses. C’est très formateur d’être exigeant avec soi-même. C’était aussi intéressant de communiquer avec l’équipe du projet qui nous guidait. Ce n’est pas évident de développer une pièce avec des regards extérieurs mais au final, mon projet a été publié sur le site hébergeant le Webdocumentaire, sous une forme un peu différente de celle que j’imaginais. La méthodologie d’un projet et ses phases de validation est aussi quelque chose de très instructif. J’ai été étonnée et fière de la reconnaissance qui a suivi ce projet. Je crois qu’on lutte souvent avec la légitimité de ce qu’on fait, de son niveau alors qu’il faut se concentrer sur l’action, le message et l’expérience que l’on veut faire vivre. À EMA nous sommes cernés par les regards critiques, c’est un peu déstabilisant au départ mais cela se révèle être tellement plus formateur qu’un environnement où tout le monde s’en fout !

Je crois que je m’interdisais de me mettre en scène avant alors que maintenant je m’autorise à puiser dans mon vécu pour alimenter mon propos. Je suis sorti un peu du divertissement anonyme. Je me méfie de l’égocentrisme mais je m’intéresse au côté universel de ce qui peut nous arriver. C’est avec cet angle que j’ai voulu créer une installation après la mort de mon père par exemple. C’était violent et j’ai rassemblé beaucoup de matière rédactionnelle, des lettres de condoléances, de la correspondance, des mots d’enfants. J’en ai sélectionné 10 que j’ai classés par ordre chronologique, avant, pendant et après son départ. Comme une forme d’étude sociologique du rapport au deuil, que j’ai appelé “Puzzle”. Les mots utilisés, la distance… J’ai enregistré des camarades de l’école en train de lire ces lettres et cartes sans leur expliquer leur raison d’être, dès la première lecture. J’ai diffusé cet enregistrement dans le couloir de l’installation. Les réactions étaient très fortes, on touchait au pathos, alors que ce n’était pas mon objectif premier, qui était la confrontation entre les lettres elle-mêmes et des inconnus qui en faisaient une deuxième lecture. Les réactions étaient fortes. Moi ça m’a permis d’avancer, en modifiant mon rapport aux autres avec quelque chose qui est difficile à annoncer, mais qui revient à chaque fois que j’intègre un nouveau cercle social.

Cela a été un peu un déclic et je me suis dit que je pouvais utiliser cette matière personnelle. Comme ce que je découvre de moi dans des séances avec mon psy par exemple. J’ai découvert le travail d’Alain Baczynsky qui à l’issue de chaque séance de psychanalyse allait au photomaton le plus proche, immortalisait ce moment en l’enrichissant de quelques annotations sur le cliché. Il a publié un ouvrage ensuite. Je trouve ça génial. J’aime beaucoup Sophie Calle aussi, qui apporte une touche de féminisme et d’autodérision.

Je me prête à l’exercice de l’autoportrait aussi. J’aime beaucoup ce qu’a fait Damien Jibert avec Journal. J’aime mélanger les techniques et commencer plein de séquences, un peu de graphisme, du stop motion, des photos… J’ai du mal à valoriser mon travail, je crois que c’est ce qui me pousse à créer sans cesse. Je n’arrive pas à regarder mes travaux passés sans en voir tous les défauts.

La vidéo et le cinéma m’attirent beaucoup. Je participe un peu au collectif “Le jour du seigneur” initié par Berny, Clément, qui vise à publier une vidéo tous les dimanches. Même si c’est très contemplatif et étiqueté “École d’Art”. Je présente un court métrage à Chalon Tout Court qui vient d’être sélectionné en compétition.

Pour ce qui est du futur, j’aimerais bouger un peu de Chalon après ma 3ème année. J’effectue aussi des stages et des petits boulots, notamment dans un théâtre à Vitry-sur-Seine. Chaque immersion professionnelle est un catalyseur d’expérience, on apprend en accéléré. J’ai donc envie de multiplier les expériences même si j’ai un peu peur de l’avenir de la Culture en France, ce qui ébranle ma foi en l’humanité.

marie-roland.blogspot.fr

Vidéos :

15 03 2015

Récupérer

des lectures et des manipulations
15 mars – 18h — Galerie éof – Paris
entrée libre

A l’occasion de la parution de Récupérer
les Editions des Petits Matins et la Galerie éof vous invitent à des lectures et des manipulations de
Récupérer
avec Elizabeth Willis, Anne Portugal, Vincent Broqua ainsi que Garam Choi, Olivier Perriquet et Jacques Vannet (concepteurs du site recuperer.lu), et d’autres encore…

Sorties dans le divers, Récupérer de Vincent Broqua mène des enquêtes, écrit des corps, des lettres, des phrases, trame des écrans, des films. Il s’expose à la contrebande.

Double Change -> Récupérer

06 03 2015
Lithographie

Workshop avec Lucie Watts
6 mars — Mâcon

WS-Lithogravure-Lucie-Watts-6-03-2015-023 copie

 Déplacement à l’atelier de Lucy Watts, pour y découvrir la lithographie et fabriquer des images.

lucywatts.com

02 03 2015
I’m A Passenger

Exposition 

Résonances du festival Chalon Tout Court
03 et 04 mars, de 14h à 18h — Espace des Arts
entrée libre

Resonances 2015

Cette exposition “I’m A Passenger”, dans le cadre des Résonances du festival Chalon Tout Court, s’empare de la thématique artistique du Journal Filmé, et regroupe les pièces des créateurs de l’Ecole Supérieure Média Art Fructidor.

chalontoutcourt.com

21 02 2015

Portes Ouvertes + Concours dema 2015

visuel portes ouvertes emafrutidor 2015

Les inscriptions au Cursus dema sont ouvertes.

-> INSCRIPTION en ligne

PORTES OUVERTES

Vendredi 20 & Samedi 21
De 10h00 à 18h00 :

Cursus d’Enseignement Supérieur, 24 rue Fructidor:

  • Découverte des Sudios et Labos,
  • Présentation des travaux des étudiant(e)s de 2ème année
  • Visite de la bibliothèque

Atelier bois-métal, 7 rue Leschenault de la Tour:

  • Visite de l’atelier de productions; Présentation de travaux d’étudiant(e)s de 3ème année – salles de cours
  • Démonstration sur le système d’impression RISOGRAPHIE

Siège Administratif, 34 rue Fructidor:

  • Présentation des travaux des étudiant(e)s de 2ème année
  • Exposition « La chaise revisitée » – Cour Intérieure
  • Visite de l’atelier Céramique, démonstration
  • Programme Vidéo – Studio Photo et Studio Son
  • Présentation/Démonstration de l’imprimante 3D – Grapholab
  • Rencontre avec l’association d’étudiants, « MADE »

Samedi 21
Siège Administratif, 34 rue Fructidor:

14h30
Intervention du Directeur de EMA, Dominique PASQUALINI et du Directeur des Etudes, Jacques VANNET : «Présentation du cursus d’Enseignement Supérieur, annonce de l’ouverture d’une classe préparatoire»

15h00
Accueil des participants autour d’un « pot de bienvenue »

 

Concours d’entrée
et
commission d’équivalence :

  • Session n°1 = les 11 et 12 mai 2015 
  • Session n°2 = les 7 et 8 septevmbre 2015

Ecole supérieurs média art classe préparatoire

L’ECOLE MEDIA ART du Grand Chalon ouvre, pour la rentrée universitaire 2015-2016, une classe préparatoire publique.

12 02 2015
Haut-parleur, voix et miroir…

e|m|a|rencontre

Rencontre avec Lionel Marchetti
12 février 2015 10h-12h —  Conservatoire de Musique
ouvert à tous

Comment enregistrer un son ? Que veut-il “dire”, une fois capté par le microphone et diffusé au travers de la membrane du haut-parleur ? Un son dans l’espace, un phénomène sonore que l’on écoute avec son corps, ses oreilles est-il toujours le même passé le filtre, le masque de la membrane haut-parlante ?

Biographie

Lionel Marchetti (1967) est un compositeur français de musique concrète, également improvisateur (électronique, instruments analogiques et numériques divers – avec haut-parleurs modifiés), interprète acousmatique ainsi que plasticien artiste sonore et poète écrivain.

http://lionelmarchetti.bandcamp.com

05 02 2015
Cinégénie du téléphone

e|m|a|rencontre

Rencontre avec Dork ZABUNYAN
5 février 2015 10h-12h — Nicéphore cité
ouvert à tous

Two Lovers (2008) de James Gray
Two Lovers (2008) de James Gray

Le téléphone est omniprésent dans l’histoire du cinéma, et ses usages engagent des choix de mise en scène qui varient avec les époques et les appareils (fixe, mobile ou portable). Reposant sur une dialectique qui le définit en propre – entendre son interlocuteur sans le voir –, le téléphone permet aux réalisateurs d’accroître le suspense d’une intrigue, d’augmenter la dramatisation d’une séquence ou encore d’accentuer la désorientation spatiale d’un personnage qui parle un combiné à l’oreille. L’intervention privilégiera justement ces cas où l’emploi du téléphone dans un film engendre une vision de l’espace où les repères se brouillent, où la perception naturelle n’est plus opératoire. Ainsi, il apparaîtra que le téléphone, dans la variété de ses apparitions filmiques, transforme le cinéma comme art du temps en un art de l’espace aux potentialités formelles insoupçonnées.

Biographie

Dork Zabunyan est maître de conférences HDR en cinéma à l’université de Lille. Il dirige la collection « Logique des images » aux éditions Bayard et collabore régulièrement à différentes revues comme Art Press, Trafic, les Cahiers du cinéma ou Critique.